5 perçage

 Suite à sa demande, le CoSiRoc a rencontré samedi 17 octobre 2015 le Président du SICOVY pour faire un point sur le site du viaduc des Fauvettes. A cette occasion, le partenariat des services du SICOVY avec le CoSiRoc a été souligné ; il a permis une évolution considérable pour la qualité environnementale. Le site connait aujourd’hui une remarquable fréquentation notamment avec les promeneurs locaux, les randonneurs, les trailleurs, les spéléologues, les escaladeurs et aussi pour les entrainements des pompiers, des gendarmes, du GIGN, du RAID, ou encore pour la formation des élagueurs ou des travaux en hauteur…

Depuis l’année dernière, un règlement est affiché aux extrémités du viaduc. Néanmoins, la qualité de l’environnement dépend aussi de vos interventions : quand vous intervenez auprès des sauteurs pour leurs signifier que leurs hurlements ne sont pas très agréables pour les autres utilisateurs, ou pire que les conditions de sauts sont éminemment dangereuses (c’est souvent le cas), que l’ascension de voies avec piolet est délibérément interdite, que l’installation de slacklines est destructrice pour le viaduc ou sa rambarde,...

A l’occasion de cette rencontre, nous avons remis le bilan des équipements qui concernent les 120 voies grimpables : 2600 mètres d’escalade verticale, intégralement équipés grâce au travail des équipeurs avec le CoSiRoc. Ce sont plus de 1400 scellements, plus de 130 relais, qui ont été posés …

clé6 relais

Cet investissement dont le montant est évalué à 16400 euros répartis sur une trentaine d’année, est subventionné avec l’argent qui provient de la vente des divers topos de CoSiRoc (Viaduc des Fauvettes, Vallée de la Seine, massif de Fontainebleau, etc.), et plus exceptionnellement de dons individuels.

L’entretien de la qualité de ces équipements se réalise aussi avec vous ; par exemple quand vous signalez un mousqueton d’un relais qui s’est dévissé (Absinthe) des anneaux usés sur certaines voies (Eve, Nana, Mac, Bambino), le manque de chaine à un relais sommital (Michel Ange) ou à un relais intermédiaire (Concerto à la mémoire d’un ange : qui permet à des grimpeurs pas assez affutés pour faire la voie complète de se régaler tout de même dans du 6a),...

Sincères remerciements pour tous ces témoignages et soutiens.

Au 91.1, tout scellement27un chacun se souvient de l’énorme chaine (*) pour redescendre du superbe bloc qui accueille une multitude de lignes magnifiques (notamment 4 voies du parcours rouge dont L'arc de cercle ou L’enchainée  et la voie n° 28 bis de l’orange).

Le bloc qui le précède sur le parcours orange (n°27) accueille lui aussi 4 voies rouges ; un vieux Spit de 8mm avait été installé à son sommet. Totalement rouillé, il était devenu dangereux de l’utiliser. A sa place, c’est un scellement qui a été placé ce lundi 19 octobre 2015 (GPS UTM 464,366 – 5358,321).

Les circuits jaune et orange vont être repeints dans les semaines qui viennent, sans modification notable. Notamment la peinture orange a mal vieilli et il est difficile aujourd’hui de faire la différence entre les voies jaunes et oranges. A cette occasion, nous finirons aussi le traçage du rouge qui a été partiellement repeint. Mais si le peintre rouge (qui ?) termine ce qu'il a commencé, c’est encore mieux.

(*) Pour information, le CD77 de la FFME a réalisé une liste des équipements repérés sur la forêt domaniale de Fontainebleau

Corne-Biche en 2015

    P1080330 200Débutons par un court historique des balisages et du (des) parcours du coin. A part les points bleu de la « Bande à Puck » qui ont été peints au moment de la réalisation du Bleu du Rocher de Milly, rien à signaler dans le secteur jusqu’au vers 1980.
Un « Jaune » fut alors créé par Daniel Dupuis et Jean-Pierre Huet de la FSGT Ivry, en même temps d’ailleurs qu’un circuit enfant vers le vallon des Tunnels était balisé par des inconnus -bien connus-.
    Ce premier tracé "exploitait" en 27 numéros les blocs des deux crêtes orientales du Rocher de Corne-Biche. Circuit sympathique, un peu inégal (à l’ancienne), facile et intéressant mais avec des symboles assez impressionnants : placards blancs de 16,5 x 6,5 cm avec flèches de 10 cm (visibles de la platière du Rocher de la Reine de l’autre coté de la plaine de Chanfroy ; 900 m quand même !). Pour tout dire ce balisage un peu provocateur était révélateur des discussions au sein du Cosiroc, assez ardentes à cette époque, au sujet des « Jaune » et surtout des « Facile ».cornebiche jaune 1981 50ppp 10pc
    Le circuit, et le site, valant vraiment le coup et pour éviter des problèmes avec l’ONF et les autres utilisateurs de la forêt, Naturalistes notament, j’ai effacé les placards publicitaires et repeint l’ensemble, " aux normes " en complétant déjà certaines voies de quelques pas supplémentaires.
    

 

cornebiche jaune 1997 10pcJ’ai continué à entretenir la peinture puis, dans les années 90, après avoir brossé la Grande Dalle (numéros 34/34b actuels), j’ai complété l’ensemble par quelques beaux passages, de difficulté légèrement plus élevée, qui ramenaient vers le départ
    Constatation de fin des années 1990 et des suivantes : la crête ouest, peu soutenue, n’était jamais parcourue. En revanche 3 des dernières voies que j’avais introduites étaient devenues classiques. J’ai donc repensé un peu l’ensemble tout en continuant l’exploration du massif, soutenu par certains, décrié par d’autres -le monde de l’escalade est très divers- mais persuadé qu’un circuit doit vivre et évoluer.
    En est résulté il y a 4 ans environ le tracé de nombreux bis et le passage en orange de la deuxième partie du Jaune pour bien montrer que son niveau montait d’un cran. A remarquer quand même que 1/3 des passages du jaune actuel étaient déjà présents dans la version 1980. L’idée était bien sûr la création d’un Orange exploitant la même zone que le Jaune mais l’ONF manquait alors un peu de souplesse pour accepter l’introduction d’une unité de plus dans « la Liste » (des circuits).
    Cette année la situation s’étant apaisée, la création de l’orange a été acceptée et j’ai immédiatement réalisé le tracé à partir des bis du jaune et de quelques compléments.
    Ceci avec deux idées principales :

  • rester dans la zone du jaune  et le plus proche possible de ce dernier;
  • terminer sur les deux derniers très beaux blocs avec peut être des passages de niveau légèrement plus élevé que AD, mais tellement beaux et variés, de l’athlétique au très délicat !

    Pour moi, mais on peut bien entendu ne pas être d’accord avec l’affirmation qui suit, les deux circuits forment un ensemble cohérent avec des caractéristiques communes : peu exposés dans l’ensemble, avec quelques exceptions,  très divers en type d’escalade ils sont aussi un peu inégaux en difficulté le facile côtoyant le PD+/AD- dans le jaune et le D-/D montrant le bout de son nez dans l’Orange.


Quelques remarques actuelles:
J’ai « dallé » le pied de certains passages des petits blocs de grès pour pouvoir grimper avec des semelles sans terre ni sable. Respectez les SVP
Le coin étant très fougère, un sécateur permettra de dégager rapidement le pied de certaines voies sans risquer de s’entailler la peau des doigts et des mains, les tiges étant très solides et coupantes. Et ceux qui suivront vous en remercieront.
une brosse nylon est toujours très utile pour peaufiner le brossage des mousses et lichens de certains des « nouveaux » passages (cf. photo).


Idée de fin de circuit Jaune : après le bloc du n°35, que vous pouvez quitter par un saut à l’horizontal (balisé ; S2), descendez par le vallon situé à l’est de la crête. Vous y admirerez cinq magnifiques séquoias, espèce quand même peu courante à Bleau. Nous supposons, sans certitude absolue mais des débris retrouvés à cet endroits confortent cette hypothèse, qu’ils ont été plantés à la fin de la deuxième guerre mondiale par des aviateurs américains (le choix du séquoias) à la mémoire de l’équipage d’un B17 (forteresse volante) qui s’est écrasée à cet endroit le 6 février 44 après avoir commencée à se désintégrer en vol.

Oleg S.

Accès
Du "parking de Chanfroy" (GPS : 0467 890 / 5360 770) au sud d’Arbonne

(    Accès au Parking :

  • Rejoindre le giratoire situé sur la D409 à la sortie sud d'Arbonne-la-Forêt.
  • Prendre la D64, direction Achères -la-Forêt pendant 1 km (50 puis 70 km/h).
  • ourner à gauche 80 m après le centre équestre, dans le chemin de la Plaine de Chanfroy; (gros bloc de grès gravé à son entrée).
  • Le parking se trouve 420 m plus loin.

)

Suivre vers l’est le chemin de la Plaine de Chanfroy sur 1,4 km.
on atteint l’ancienne bordure de domaniale (grosse borne).
tourner à gauche (nord) et la suivre pendant 80 m
encore à gauche, une petite sente balisée (au bas de la pente) mène, en une centaine de mètres, au départ du Jaune. Celui de l’orange se voit parfaitement du pied de ce dernier. (GPS : 0469 200 / 5360 600) 

depart

 Les parcours d’escalade du Cul de Chien n’étaient plus entretenus depuis de nombreuses années ; des amis du CoSiRoc se sont investis durant deux années pour permettre à ce site d’offrir un site d’escalade où les grimpeurs peuvent s’exprimer en partage, quelques soient leurs niveaux. Ainsi, ce choix est clairement affiché dés les départs qui se situent au même endroit, sur le même bloc.

Le parcours rouge, de niveau TD+, fait maintenant 36 numéros et 9 bis : soit 45 voies ; l’ancien parcours a été considérablement complété ; celui-ci proposait 30 voies essentiellement agglomérées autour de l’emblématique Toit du Cul de Chien.

dignité

Un autre objectif de ces reprises est de se situer dans une perspective d’escalade durable : les voies trop abimées par les usages (prises cassées, bricolage artificiel –taille, ciment ou sikadur- polissage des prises, n’ont pas été reprises.

bilboLe Cul de Chien est un site exceptionnel qui propose de véritables parcours d’escalade dans un espace naturel bien différent des salles d’entrainements. Participez à sa conservation en restant soucieux de ne laisser qu’une infime trace de votre passage (éviter ou ramasser les détritus, papiers, bouteilles, limiter l’usage de la magnésie, ne grimper qu’avec des chaussons d’escalade sans sable,…). En dehors de ces circuits (plus de 200 itinéraires tracés), de nombreuses autres voies d’escalade existent ; à vous de les découvrir !

centreCe parcours rouge a été tracé avec la sympathique complicité de : Marie-Martine Bé, Claude Boitard, Bernard Commiot, Charles Delèglise, Eric Derio, Jean-Yves Derouck, Gérard Durand, Patrick Juhel, Jean-Michel Gosselin, Christian Laroche, Jo Montchaussée, Pierre Pettinotti, Victor Pinto, Christian Roumégoux, Claude Sanz. Qu’ils en soient sincèrement remerciés.

La fiche de ce circuit est accessible ici.

 

Les photos de chaque bloc avec les voies tracées sont ci-dessous :

 

abeilles dérangéesUn des messages récemment reçus :

« Je vous envoie un message car je ne sais pas trop qui avertir : cet après-midi, lors d'un passage au viaduc avec des amis, nous avons croisé un grimpeur qui descendait de la voie "le passage du roi" (pilier 9) car il y avait un essaim en haut. Et en effet, il est bien visible depuis le bas !

Nous avons laissé un mot en bas de la voie pour prévenir les futurs grimpeurs, mais il faudrait peut-être contacter un service approprié (les pompiers ?).

Bonne fin de week-end, et au passage un grand merci pour le topo sur ce site, très bien fait ! G. M. »

De fait, cet essaim repéré au relais sommital de "Passage au roi" est installé à cet endroit depuis des années. Ici, ce sont des abeilles ; bien évidemment, nous sommes tous concernés par la nécessité de préserver ces insectes suffisamment malmenés. Attacher une attention particulière à ces colocataires est d'autant plus vital pour nous que l'avenir de notre environnement en dépend !

belles abeillesEn effet, les abeilles contribuent à la pollinisation de 80 % des espèces de plantes à fleurs et de fait, un tiers de notre nourriture en dépend. En une quinzaine d’années, la mortalité des colonies d’abeilles a atteint 30 %. Les fléaux s’attaquant aux abeilles ne manquent pas : maladies, parasites, prédateurs et intensification des pesticides dans le domaine de  l’agriculture.

Il semblerait que les abeilles recherchent des refuges toujours secs et très à l'abri, l'orientation ne semble pas avoir d'influence, les trous des meulières semblent bien leurs convenir. Elles s’orientent grâce à la position du soleil et aux repères visuels : arbres, haies, lisières forestières et … piliers du viaduc des Fauvettes !

Pourtant, il faut bien le reconnaitre, leurs installations sont parfois très gênantes et chaque année, nous assistons à de nouvelles tentatives d’installation. Par exemple :

  • En 2011, c’est un essaim de frelons qui avait trouvé ses quartiers au relais intermédiaire de « Guêpes apens »
  • En 2012, un énorme essaim d’abeilles que nous avons sauvé (voir l’article : http://www.cosiroc.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=34:essaim-fauvettes&catid=127:actu-des-fauvettes&Itemid=308) était au sommet de « Nettoyage par le vide »
  • L’année dernière (2O14), c’était au sommet d’ »Apprenti sorcier »
  • Cette année (2015), c'est au sommet du "Chemin des dieux" qu'elles sont installées On envisage d'ajouter un maillon sur l'avant dernier scellement pour permettre une réchappe...affiche abeilles
  • Sur le pilier n°9, depuis au moins 10 ans maintenant, un essaim plutôt petit semble bien installé, en haut du « Passage au roi ». Chaque année, nous installons une petite affiche sur le premier scellement pour avertir les grimpeurs. L’essaim semblait abandonné, mais Michel nous informe que non ; il a placé une information en bas de la voie.
  • Sur l’autre versant de ce pilier, à la même hauteur, c’est un essaim bien plus important qui se développe chaque année. Il n’y a pas de voie d’escalade à cet endroit, ni d’itinéraire d’entrainement des spéléologues.

Merci 1000 fois pour cette participation et merci à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre (*), participent à préserver la qualité de ce site exceptionnel.

Pour en savoir un peu plus  : http://www.cosiroc.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=226:les-abeilles-sont-revenues&catid=127:actu-des-fauvettes&Itemid=308

(*) Le vallon du Ru d’Angoulême, le viaduc des Fauvettes, doit notamment sa qualité environnementale grâce aux actions bénévoles : création des voies d’escalade ou de spéléologie, respect des pieds de piliers : sources d’érosion du sol et des aménagements réalisés par le propriétaire (le SICOVY et respect de son règlement affiché), respect de l’originalité et de la qualité architecturale de l’édifice, participation aux actions collectives des clubs ou associations pour le nettoyage du site, nettoyages des herbes et ronces en bas des piliers, des vieux bois qui réduisent l’écoulement des eaux, ramassages individuels des ordures « oubliées » par d’autres utilisateurs, échanges avec ces autres utilisateurs, relais d’informations sur des dysfonctionnements constatés,…