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Actualités

Sont regroupées ici les actualités qui ne concernent ni les circuits ni le viaduc des Fauvettes.

 

rochers en feu

Videlles est l’un de ces magnifiques massifs de l’Essonne où il est possible de grimper sur une multitude de blocs ; toutefois, la plupart sont très dispersés et les circuits n’ont été tracés que dans sa partie Ouest (ces parcours de tous niveaux : peu difficile, assez difficile, difficile, très difficile et même extrêmement difficile, ne sont pas bien entretenus).

bloc enfumé

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 10 avril 2015, un incendie a sinistré près de 10 hectares de la partie Est de la forêt de Videlles-les-Roches. L’incendie est peut être parti de l’un de ces petits chalets perdus au fin fond cette forêt, aux abords des sentes du Val Hachard.

Quinze casernes des pompiers de la région ont été mobilisées pour stopper le feu (47 véhicules, 128 pompiers,…). Une opération d’ailleurs rendu bien compliquée à cause des barbelés installés un peu partout dans le massif notamment pour délimiter les zones de chasse !

 beau bloc

L’Essonne dispose d’un espace de blocs de grés somptueux comparable au massif de la forêt de Fontainebleau.

 

Toutefois, hormis les massifs du Rocher du Duc (Nainville/Beauvais), de Chamarande qui sont des forêts départementales ou encore de La Troche (forêt intercommunale), les autres sites sont en grande partie sur des parcelles privées : La Padolle, Le Rocher de Chatillon, Le Patouillat, Mondeville, Videlles, Le Pendu d’Huison, Cerny (Le Sanglier), Le Rocher Mignot, Etréchy, Villeneuve-sur-Auvers, …

 

 

Pour autant, la plupart de ces sites sont fréquentés par les grimpeurs et des circuits d’escalade de tous niveaux y ont été tracés ; dans la mesure où ces grimpeurs respectent les lieux (balisage discret, ne pas laisser d’ordures, pas de placards de magnésie, stationnement discret des véhicules,…) cette fréquentation s’est le plus souvent réalisée en intelligence avec les autres utilisateurs (promeneurs, coureurs, paysans,…).

panneau chasse

Parfois, le mixage est plus délicat avec les chasseurs dont certains aimeraient être les seuls utilisateurs de ces magnifiques espaces (qu’ils ne respectent pas toujours au mieux par ailleurs).

Grimper à Videlles : quelques grimpeurs ne font pas toujours preuve d’une grande intelligence dans leur fréquentation de ces espaces ; l’égo de quelques uns aboutit malheureusement à des surfréquentations sur des espaces restreints. Donc, si vous allez grimper dans cette magnifique forêt, vous verrez que d’autres l’ont fait avant vous et ont nettoyé de belles voies d’escalade sans nécessairement relayer leurs «exploits d’ouvertures» dans quelques sites Internet spécialisés dans… l’égocentrisme.

Quelques conseils pour grimper en Essonne :bloc forêt

Videlles, comme beaucoup de sites de l’Essonne, est aussi fréquenté par des motards et des quadistes. Heureusement, ces «consommateurs de nature» là sortent plutôt l’hiver, au moment de la chasse. Donc, toutes les conditions sont réunies pour ne pas fréquenter ces lieux durant la période de chasse :

  • La majorité des chasseurs ont une pratique intelligente (il respecte les autres usagers) ; le plus simple est de ne pas fréquenter ces forêts en dehors des circuits de randonnée durant la période de chasse
  • Par contre, la plupart des motards défoncent sans vergogne les sentiers en hiver et sont parfois aussi dangereux que les quelques chasseurs acariâtres
  • Les forêts de l’Essonne sont souvent très humides en hiver et se prêtent moyennement à l’escalade durant cette période de l’année !

attention chasselabours

Les sangliers connaissent bien la forêt de Fontainebleau ; mais sur les sites d’escalade de l’Essonne, nous étions relativement peu concernés par leur fréquentation.

information

Cette année, une colonie s’est installée sous les couverts de la forêt noire des Grands Avaux. En réalité, ces sangliers viennent peu vers les parcours d’escalade. Ils ont tout de même totalement labouré la prairie de La Chaumière, à proximité des départs des circuits du Télégraphe ou de Loutteville. Ils remontent jusqu’à la platière qui jouxte la tour du Buisson.

arrete

Le Maire de Champcueil a pris un arrêté d’interdiction d’accès au massif du Buisson pour organiser avec le Conseil Général de l’Essonne, l’ONF et les chasseurs une battue ce vendredi 13 février.

A Big Path for Big Boss

IMGP1168 10pcCuvier Rempart : le 18 novembre la Commission Érosion s’est déplacée (Oleg représentait le CoSiRoc), les blocs non, ou si peu, Big Boss et ses copains ne semblent pas près de tomber, sauf grimpeur très costaud qui, en décollant les tirerait vers le bas, ce qui paraît peu probable vu les centaines de tonnes de bon grès bleausard en jeu et les lois de la mécanique. Donc tout va bien.
Ah non ! ont martelé les membres de la Commission , les ouvrages de stabilisation au pied des voies ne tiennent pas, certains s’effondrent et ça ne va pas du tout ; que fait la police des sables ! Faut donc faire quelque chose, sauf accepter que les départs deviennent plus durs sinon impossibles (sauf pour un basketteur moyen).
Il faut « sta-bi-li-ser » : boucher les trous des ouvrages réalisés et surtout ceux qui se sont creusés à coté, en bordure des murs de planches sensés retenir notre bon sable siliceux. Tiens, tiens, c’est bizarre, comme en 1977 au pied de la fissure de la Grand-Mère, on reparle d’étanchéité!
Et aussi de barrages « masse » pour immobiliser le terrain qui a encore une certaine consistance. Des gabions (un pour démarrer. Ho la ! Bijoux, doucement !) du type de ceux de la route des Cassis aux Gros sablons.
Sitôt dit, sitôt décidé. Et par la même occasion décision de la création d’un escalier à l’échelle humaine pour passer d’une terrasse à l’autre ; pas des marches de 40 cm de haut (nous n’avons pas été jusqu’à évoquer le critère de Rondelet) quoique pour des grimpeurs…….
Pour réaliser tout ça faut de la matière, surtout pour le gabion, d’où la proposition de mouiller (de sueur ?) les grimpeurs en leur proposant de remonter les morceaux de cailloux nécessaires à la fabrication du gabion « in situ ». IMGP1177 10pcImmédiatement acceptée et la livraison d’un tas de résidus de carrière à une vitesse qui vous ferait douter de l’existence du temps de latence administratif de rigueur en France. Le tout sous l’égide d’une personnalité sympa, sérieuse et bien connue : Philippe Ledenmat qui a fait immédiatement l’unanimité pour réaliser le travail de liaison et faire avancer le schmilblic (pensez : un mec qui se propose pour bosser et sympa en plus !!).
Ce qu’il a assumé sans faille jusqu’à maintenant (épaulé par un inconnu qui a réalisé des panneaux indiquant les points de dépose des pavés ; cf photo). IMGP1163 10pcDonc la remontée des blocs, c’est parti avec simplement le tas de pavé déposé à 10 m du départ de la sente de montée (mais après ! comprend pas mais il y a sûrement une bonne raison). Plus vite le tas sera transféré vers le haut, plus nous pourrons essayer d’accélérer le processsus administratif qui doit suivre (traduction : le tas reconstitué au pied des "Big Four" pourra peut être donner une impulsion salutaire à l’ONF) à savoir débloquer les fonds nécessaires à la réalisation des travaux. Les fonds de l’année 2015 étant déjà répartis et immobilisés, le travail ne pourra en principe que se réaliser à partir de 2016.
Si vous voulez quelques détails sur les opérations prévues consultez les sites évoqués à la fin de l'article. Il peut y avoir quelques évolutions en 2015, en particulier si vous réagissez.

Le critère "Type" désigne le type de chaos rocheux : voir le détail de la codification.

Geomorphologie chaotique 25pc

le requin titre 40pcIl y a une dizaine d’années l’ONF réalisait plusieurs petites mises en défens dans les chaos Dame jouanne / Requin aux endroits semblant présenter le plus de risques pour le passant, grimpeur ou randonneur. Ces zones avaient été repérées par Daniel Obert, géologue bleausard bien connu, qui avait identifié plus d’une dizaine de petits sites présentant des risques « évidents » de déplacement, d’affaissement ou même d’éboulement de blocs.
Certains, qui ne demandaient qu’une petite intervention « barreàminesque », ont pu être traités immédiatement pour placer les blocs en position stable.
D’autres auraient nécessité des travaux très importants et donc extrêmement coûteux, avec recours aux explosifs, d’où, par les vibrations, la création de nouvelles zones instables (un comble !) et aussi avec des impacts paysagers peu supportables. Ces endroits là ont été simplement « interdits » par deux fils de fers discrets, équipés du panonceau informatif de rigueur, matérialisant la frontière a ne pas dépasser sauf « à ses risques et périls ».
Si ces mises en défens n’avaient pas été réalisées, c’était l’interdiction totale du massif qui était très sérieusement envisagée. Rappelons au passage que le Cosiroc  a été pour beaucoup dans l’organisation et la gestion de la protestation générale qui a empêché cette décision au niveau préfectoral.

Ces zones étaient régulièrement surveillées mais après une longue période un petit état des lieux par un spécialiste était nécessaire. Daniel a été sollicité et une tournée d’inspection été organisée avec le responsable forestier de la Commanderie. J’ai eu la chance d’y participer, en n’oubliant pas d’y d’emporter ma casquette Cosiroc.

Résultat : à part le coin des « Tripes à Géo » que nous n’avons pas inspecté car nous nous sommes axés sur les zones « touristiques », la plupart des sites identifiés paraissent stables (ne présentent pas de signes marquants, indices d’une évolution à court terme) et le respect des clôtures des mises en défens suffit à éviter tout risque humain.
Seules trois d’entre elles montrent des évolutions sensibles qui peuvent provoquer une certaine inquiétude. Ce sont :

  • La Dalle de Feu au niveau de l’écaille de départ du 68 mauve
  • la zone Rascar Capac / Bivouac du Pof, juste au dessus du départ du mauve
  • la zone Toit du Fou / Boite aux Lettres du circuit Mauve au dessus de la DJ