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Actualités

Sont regroupées ici les actualités qui ne concernent ni les circuits ni le viaduc des Fauvettes.

 

Corne-Biche en 2015

    P1080330 200Débutons par un court historique des balisages et du (des) parcours du coin. A part les points bleu de la « Bande à Puck » qui ont été peints au moment de la réalisation du Bleu du Rocher de Milly, rien à signaler dans le secteur jusqu’au vers 1980.
Un « Jaune » fut alors créé par Daniel Dupuis et Jean-Pierre Huet de la FSGT Ivry, en même temps d’ailleurs qu’un circuit enfant vers le vallon des Tunnels était balisé par des inconnus -bien connus-.
    Ce premier tracé "exploitait" en 27 numéros les blocs des deux crêtes orientales du Rocher de Corne-Biche. Circuit sympathique, un peu inégal (à l’ancienne), facile et intéressant mais avec des symboles assez impressionnants : placards blancs de 16,5 x 6,5 cm avec flèches de 10 cm (visibles de la platière du Rocher de la Reine de l’autre coté de la plaine de Chanfroy ; 900 m quand même !). Pour tout dire ce balisage un peu provocateur était révélateur des discussions au sein du Cosiroc, assez ardentes à cette époque, au sujet des « Jaune » et surtout des « Facile ».cornebiche jaune 1981 50ppp 10pc
    Le circuit, et le site, valant vraiment le coup et pour éviter des problèmes avec l’ONF et les autres utilisateurs de la forêt, Naturalistes notament, j’ai effacé les placards publicitaires et repeint l’ensemble, " aux normes " en complétant déjà certaines voies de quelques pas supplémentaires.
    

 

cornebiche jaune 1997 10pcJ’ai continué à entretenir la peinture puis, dans les années 90, après avoir brossé la Grande Dalle (numéros 34/34b actuels), j’ai complété l’ensemble par quelques beaux passages, de difficulté légèrement plus élevée, qui ramenaient vers le départ
    Constatation de fin des années 1990 et des suivantes : la crête ouest, peu soutenue, n’était jamais parcourue. En revanche 3 des dernières voies que j’avais introduites étaient devenues classiques. J’ai donc repensé un peu l’ensemble tout en continuant l’exploration du massif, soutenu par certains, décrié par d’autres -le monde de l’escalade est très divers- mais persuadé qu’un circuit doit vivre et évoluer.
    En est résulté il y a 4 ans environ le tracé de nombreux bis et le passage en orange de la deuxième partie du Jaune pour bien montrer que son niveau montait d’un cran. A remarquer quand même que 1/3 des passages du jaune actuel étaient déjà présents dans la version 1980. L’idée était bien sûr la création d’un Orange exploitant la même zone que le Jaune mais l’ONF manquait alors un peu de souplesse pour accepter l’introduction d’une unité de plus dans « la Liste » (des circuits).
    Cette année la situation s’étant apaisée, la création de l’orange a été acceptée et j’ai immédiatement réalisé le tracé à partir des bis du jaune et de quelques compléments.
    Ceci avec deux idées principales :

  • rester dans la zone du jaune  et le plus proche possible de ce dernier;
  • terminer sur les deux derniers très beaux blocs avec peut être des passages de niveau légèrement plus élevé que AD, mais tellement beaux et variés, de l’athlétique au très délicat !

    Pour moi, mais on peut bien entendu ne pas être d’accord avec l’affirmation qui suit, les deux circuits forment un ensemble cohérent avec des caractéristiques communes : peu exposés dans l’ensemble, avec quelques exceptions,  très divers en type d’escalade ils sont aussi un peu inégaux en difficulté le facile côtoyant le PD+/AD- dans le jaune et le D-/D montrant le bout de son nez dans l’Orange.


Quelques remarques actuelles:
J’ai « dallé » le pied de certains passages des petits blocs de grès pour pouvoir grimper avec des semelles sans terre ni sable. Respectez les SVP
Le coin étant très fougère, un sécateur permettra de dégager rapidement le pied de certaines voies sans risquer de s’entailler la peau des doigts et des mains, les tiges étant très solides et coupantes. Et ceux qui suivront vous en remercieront.
une brosse nylon est toujours très utile pour peaufiner le brossage des mousses et lichens de certains des « nouveaux » passages (cf. photo).


Idée de fin de circuit Jaune : après le bloc du n°35, que vous pouvez quitter par un saut à l’horizontal (balisé ; S2), descendez par le vallon situé à l’est de la crête. Vous y admirerez cinq magnifiques séquoias, espèce quand même peu courante à Bleau. Nous supposons, sans certitude absolue mais des débris retrouvés à cet endroits confortent cette hypothèse, qu’ils ont été plantés à la fin de la deuxième guerre mondiale par des aviateurs américains (le choix du séquoias) à la mémoire de l’équipage d’un B17 (forteresse volante) qui s’est écrasée à cet endroit le 6 février 44 après avoir commencée à se désintégrer en vol.

Oleg S.

Accès
Du "parking de Chanfroy" (GPS : 0467 890 / 5360 770) au sud d’Arbonne

(    Accès au Parking :

  • Rejoindre le giratoire situé sur la D409 à la sortie sud d'Arbonne-la-Forêt.
  • Prendre la D64, direction Achères -la-Forêt pendant 1 km (50 puis 70 km/h).
  • ourner à gauche 80 m après le centre équestre, dans le chemin de la Plaine de Chanfroy; (gros bloc de grès gravé à son entrée).
  • Le parking se trouve 420 m plus loin.

)

Suivre vers l’est le chemin de la Plaine de Chanfroy sur 1,4 km.
on atteint l’ancienne bordure de domaniale (grosse borne).
tourner à gauche (nord) et la suivre pendant 80 m
encore à gauche, une petite sente balisée (au bas de la pente) mène, en une centaine de mètres, au départ du Jaune. Celui de l’orange se voit parfaitement du pied de ce dernier. (GPS : 0469 200 / 5360 600) 

rochers en feu

Videlles est l’un de ces magnifiques massifs de l’Essonne où il est possible de grimper sur une multitude de blocs ; toutefois, la plupart sont très dispersés et les circuits n’ont été tracés que dans sa partie Ouest (ces parcours de tous niveaux : peu difficile, assez difficile, difficile, très difficile et même extrêmement difficile, ne sont pas bien entretenus).

bloc enfumé

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 10 avril 2015, un incendie a sinistré près de 10 hectares de la partie Est de la forêt de Videlles-les-Roches. L’incendie est peut être parti de l’un de ces petits chalets perdus au fin fond cette forêt, aux abords des sentes du Val Hachard.

Quinze casernes des pompiers de la région ont été mobilisées pour stopper le feu (47 véhicules, 128 pompiers,…). Une opération d’ailleurs rendu bien compliquée à cause des barbelés installés un peu partout dans le massif notamment pour délimiter les zones de chasse !

 beau bloc

L’Essonne dispose d’un espace de blocs de grés somptueux comparable au massif de la forêt de Fontainebleau.

 

Toutefois, hormis les massifs du Rocher du Duc (Nainville/Beauvais), de Chamarande qui sont des forêts départementales ou encore de La Troche (forêt intercommunale), les autres sites sont en grande partie sur des parcelles privées : La Padolle, Le Rocher de Chatillon, Le Patouillat, Mondeville, Videlles, Le Pendu d’Huison, Cerny (Le Sanglier), Le Rocher Mignot, Etréchy, Villeneuve-sur-Auvers, …

 

 

Pour autant, la plupart de ces sites sont fréquentés par les grimpeurs et des circuits d’escalade de tous niveaux y ont été tracés ; dans la mesure où ces grimpeurs respectent les lieux (balisage discret, ne pas laisser d’ordures, pas de placards de magnésie, stationnement discret des véhicules,…) cette fréquentation s’est le plus souvent réalisée en intelligence avec les autres utilisateurs (promeneurs, coureurs, paysans,…).

panneau chasse

Parfois, le mixage est plus délicat avec les chasseurs dont certains aimeraient être les seuls utilisateurs de ces magnifiques espaces (qu’ils ne respectent pas toujours au mieux par ailleurs).

Grimper à Videlles : quelques grimpeurs ne font pas toujours preuve d’une grande intelligence dans leur fréquentation de ces espaces ; l’égo de quelques uns aboutit malheureusement à des surfréquentations sur des espaces restreints. Donc, si vous allez grimper dans cette magnifique forêt, vous verrez que d’autres l’ont fait avant vous et ont nettoyé de belles voies d’escalade sans nécessairement relayer leurs «exploits d’ouvertures» dans quelques sites Internet spécialisés dans… l’égocentrisme.

Quelques conseils pour grimper en Essonne :bloc forêt

Videlles, comme beaucoup de sites de l’Essonne, est aussi fréquenté par des motards et des quadistes. Heureusement, ces «consommateurs de nature» là sortent plutôt l’hiver, au moment de la chasse. Donc, toutes les conditions sont réunies pour ne pas fréquenter ces lieux durant la période de chasse :

  • La majorité des chasseurs ont une pratique intelligente (il respecte les autres usagers) ; le plus simple est de ne pas fréquenter ces forêts en dehors des circuits de randonnée durant la période de chasse
  • Par contre, la plupart des motards défoncent sans vergogne les sentiers en hiver et sont parfois aussi dangereux que les quelques chasseurs acariâtres
  • Les forêts de l’Essonne sont souvent très humides en hiver et se prêtent moyennement à l’escalade durant cette période de l’année !

attention chasselabours

Les sangliers connaissent bien la forêt de Fontainebleau ; mais sur les sites d’escalade de l’Essonne, nous étions relativement peu concernés par leur fréquentation.

information

Cette année, une colonie s’est installée sous les couverts de la forêt noire des Grands Avaux. En réalité, ces sangliers viennent peu vers les parcours d’escalade. Ils ont tout de même totalement labouré la prairie de La Chaumière, à proximité des départs des circuits du Télégraphe ou de Loutteville. Ils remontent jusqu’à la platière qui jouxte la tour du Buisson.

arrete

Le Maire de Champcueil a pris un arrêté d’interdiction d’accès au massif du Buisson pour organiser avec le Conseil Général de l’Essonne, l’ONF et les chasseurs une battue ce vendredi 13 février.

A Big Path for Big Boss

IMGP1168 10pcCuvier Rempart : le 18 novembre la Commission Érosion s’est déplacée (Oleg représentait le CoSiRoc), les blocs non, ou si peu, Big Boss et ses copains ne semblent pas près de tomber, sauf grimpeur très costaud qui, en décollant les tirerait vers le bas, ce qui paraît peu probable vu les centaines de tonnes de bon grès bleausard en jeu et les lois de la mécanique. Donc tout va bien.
Ah non ! ont martelé les membres de la Commission , les ouvrages de stabilisation au pied des voies ne tiennent pas, certains s’effondrent et ça ne va pas du tout ; que fait la police des sables ! Faut donc faire quelque chose, sauf accepter que les départs deviennent plus durs sinon impossibles (sauf pour un basketteur moyen).
Il faut « sta-bi-li-ser » : boucher les trous des ouvrages réalisés et surtout ceux qui se sont creusés à coté, en bordure des murs de planches sensés retenir notre bon sable siliceux. Tiens, tiens, c’est bizarre, comme en 1977 au pied de la fissure de la Grand-Mère, on reparle d’étanchéité!
Et aussi de barrages « masse » pour immobiliser le terrain qui a encore une certaine consistance. Des gabions (un pour démarrer. Ho la ! Bijoux, doucement !) du type de ceux de la route des Cassis aux Gros sablons.
Sitôt dit, sitôt décidé. Et par la même occasion décision de la création d’un escalier à l’échelle humaine pour passer d’une terrasse à l’autre ; pas des marches de 40 cm de haut (nous n’avons pas été jusqu’à évoquer le critère de Rondelet) quoique pour des grimpeurs…….
Pour réaliser tout ça faut de la matière, surtout pour le gabion, d’où la proposition de mouiller (de sueur ?) les grimpeurs en leur proposant de remonter les morceaux de cailloux nécessaires à la fabrication du gabion « in situ ». IMGP1177 10pcImmédiatement acceptée et la livraison d’un tas de résidus de carrière à une vitesse qui vous ferait douter de l’existence du temps de latence administratif de rigueur en France. Le tout sous l’égide d’une personnalité sympa, sérieuse et bien connue : Philippe Ledenmat qui a fait immédiatement l’unanimité pour réaliser le travail de liaison et faire avancer le schmilblic (pensez : un mec qui se propose pour bosser et sympa en plus !!).
Ce qu’il a assumé sans faille jusqu’à maintenant (épaulé par un inconnu qui a réalisé des panneaux indiquant les points de dépose des pavés ; cf photo). IMGP1163 10pcDonc la remontée des blocs, c’est parti avec simplement le tas de pavé déposé à 10 m du départ de la sente de montée (mais après ! comprend pas mais il y a sûrement une bonne raison). Plus vite le tas sera transféré vers le haut, plus nous pourrons essayer d’accélérer le processsus administratif qui doit suivre (traduction : le tas reconstitué au pied des "Big Four" pourra peut être donner une impulsion salutaire à l’ONF) à savoir débloquer les fonds nécessaires à la réalisation des travaux. Les fonds de l’année 2015 étant déjà répartis et immobilisés, le travail ne pourra en principe que se réaliser à partir de 2016.
Si vous voulez quelques détails sur les opérations prévues consultez les sites évoqués à la fin de l'article. Il peut y avoir quelques évolutions en 2015, en particulier si vous réagissez.

Le critère "Type" désigne le type de chaos rocheux : voir le détail de la codification.

Geomorphologie chaotique 25pc