On vous en parle régulièrement, tags, graffitis et balisages sauvages, sur les blocs de Bleau sont en forte augmentation ces dernières années. Ces peintures ne disparaissent pas avec un bon coup de chiffon ! Il faut souvent beaucoup brosser (cause de tendinite du coude chez certains ;0) avec des outils adaptés au support et parfois utiliser un peu la magie de la chimie... (oui, y'a des fois où on n'est pas très écolos...) Alors, pourquoi ne pas effacer vous même le prochain tag que vous trouverez sans passer par une demande auprès des bénévoles associatifs ? Vous vous demandez peut être comment faire ? Voici un petit cours de l'ami Soleg tel qu'il a été publié par le site la Tribune libre de Bleau et d'ailleurs (TL²B).

Cela fait des années que nos bénévoles traitent ce genre de balisages sauvages (sans compter les officiels entretiens de circuits). En bénévole quasi-professionnel, Soleg a testé de nombreux produits et diverses méthodes d'effaçage. au passage, notez que si de nos jours on a tendance à saluer les progrès de la technique, la sécurité l'a parfois emporté sur l'efficacité des produits ! ainsi, l'anti-rouille d'hier, le décapant de grand père et même la peinture ont vu leur composition évoluer vers moins de risque pour la santé et la nature mais du coup sont beaucoup moins efficaces.

Pour supprimer ces graffitis, nous avons récemment essayé une méthode qui a donné de bons à très bons résultats lors de plusieurs séances de test d'effaçage sur des bombages divers !

Le produit employé est du « décapant liquide pour sol » qui est projeté sur la zone à traiter à l’aide d’un pulvérisateur ménager (seulement 0,5 g de produit déposé à chaque pulvérisation). Dans les secondes qui suivent la peinture peut alors être brossée avec une brosse nylon.

Le matériel nécessaire moins les gants conservés par le Photographe

Ce décapant offre plusieurs avantages :

- il est nettement moins coûteux que les produits classiquement utilisés pour cet usage (plus de moitié moins dans notre cas, 7 euros /litre) ;

- il est de mise en oeuvre plus facile et plus rapide, il est aussi est moins agressif pour la peau.

"c’est, de tous les produits plus ou moins spécialisés que j’ai pratiqués, celui que je considère, et de loin, comme le meilleur pour ce type d’intervention" nous confiait soleg.

Quelques remarques essentielles :

- il faut intervenir le plus rapidement possible après le bombage.

- il faut tester la méthode sur les "premières taches" de peinture (notamment dans le cas du balisage sauvage de sentier). si le résultat est quasi nul, revenir aux méthodes classiques (la boucharde ou le marteau de charpentier n'en font pas partie, mais bon certains ne sont peut être pas au courant) ;

- sur du grès "pouf", il faut brosser très délicatement la peinture déstructurée. Même avec une brosse en nylon, le grès peut être attaqué mécaniquement et se creuser très rapidement. le remède est alors pire que le mal.

Selon le type de bombe employé par le « tagueur », la qualité de la peinture est plus ou moins bonne et sa résistance aux agents chimiques variable.

Si une première pulvérisation ne fait qu’écailler la peinture tout en supprimant la partie superficielle du symbole, on peut alors le gratter légèrement à l’aide d’une petite brosse métallique puis recommencer une pulvérisation sur les résidus.

Sauf dans quelques cas exceptionnels (grès quartzite, écorce de bouleau, etc.), le rocher ou l’écorce de l’arbre ne retrouveront leur ancien aspect que quelques jours ou semaines après le traitement. pour accélérer le processus on peut rincer à l’eau avec un autre pulvérisateur.

Recommandations importantes !

- l’usage de gants étanches est recommandé ; attention aux allergies dues aux gants en néoprène mais avec ce produit il y a moins de risque  qu'avec les décapants (sauf cas de peau sensible)

- le port de lunettes de protection est vivement recommandé,

- de l'eau et une petite pharmacie sont toujours utiles pour traiter écorchures (quand vos doigts frottent à la place de la brosse notamment !), les grains de sable dans l'oeil (sérum physiologie) ainsi que la pince à épiler (paille de fer enfoncée par exemple)

- boire évite (un peu) la survenance de la tendinite...

Donc, pour résumer, pour être le plus efficace possible, il faut agir le plus rapidement possible après l'apparition du tag car la peinture est moins résistante quand elle est neuve !

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