Entretien des circuits et massifs d'escalade
Remboursement des frais des bénévoles par le CoSiRoc

                                            

1. Avis préalable du CoSiRoc.

Seules les actions bénévoles acceptées par le CoSiRoc ouvrent droit au remboursement des frais engagés ; il doit être informé de l'action prévue au minimum 3 semaines avant sa réalisation :

-      soit par l'intermédiaire de la rubrique dédiée (réfection circuits) sur le site www.cosiroc.fr

-    soit par information d'un membre du bureau qui en aura accusé réception.

Un descriptif succinct de l’action prévue et des besoins de matériels est vivement souhaité, ainsi qu’un ordre de grandeur de la durée des travaux envisagés.

La demande d’autorisation au propriétaire du terrain ou à son gestionnaire est de la responsabilité de l’organisateur. L’aide du CoSiRoc lui est acquise pour les formalités avec les communes ou l’ONF.

Les actions peuvent être collectives au sein d’une ou plusieurs associations ou organisées par un individuel. Dans tous les cas, le nom et les coordonnées (adresse mail souhaitée) du responsable de l'action doivent être fournies au CoSiRoc qui lui transmettra ses remarques éventuelles et sa décision sur l'action prévue dans un délai maximal de 1 semaine.

L’accord sera alors finalisé par la signature d’un texte définissant les implications réciproques du CoSiRoc et de l’organisateur de l’action.

NB : Le CoSiRoc ne pourra être tenu responsable d’un accident survenu lors de d’un entretien qu’il a accepté de soutenir ; ni d‘une éventuelle absence d’assurance spécifique de l’organisateur couvrant les actions qu’il a envisagées.

Chaque participant est tenu de respecter les règles de sécurité usuelles ou de s’informer auprès du CoSiRoc de celles à appliquer (exp : utilisation d’une échelle).

2. Frais remboursables.

A) Les frais remboursables, sur justificatifs, ne concernent que les achats de consommables (peinture, décapant) et de petits matériels (pinceaux, brosses, gants) n’excédant pas une somme de 30 euros.

B) Pour des dépenses plus importantes (gros matériel, location de véhicules ou d’engins divers), un accord préalable sur devis est nécessaire. Les assurances complémentaires pour l’utilisation de ces matériels dans le milieu prévu seront à la charge des intervenants.

C) Les factures devront être libellées au nom et à l’adresse du CoSiRoc et mentionner la TVA. Le nom du responsable devra aussi apparaître sur la facture.

Le CoSiRoc pourra éventuellement demander la récupération des matériels et matériaux achetés et du surplus de consommables non utilisé après l'action.

3. Conditions de remboursement.

Le remboursement aura lieu, après constatation du travail réalisé, sur fourniture des factures, ou à défaut des tickets de caisse, dans le mois suivant la fin déclarée de l’action.

Dans le cas d’une collective associative, le CoSiRoc remboursera l’association organisatrice, charge à elle d’indemniser ses acheteurs.


Entretenir, c’est bien ; sans accident , c’est mieux.

Entretien circuit tsao 30pcLa photo jointe, publiée sur bleau.info en novembre 2014, mérite une petite analyse. On y voit deux bénévoles grattant des voies sur un bloc, soit pour les rendre agréables à escalader, soit en prévision d’un futur entretien de la peinture.

    Le premier, celui de droite, relativement peu visible, est pratiquement assis dans son cuissard qui est relié à un autobloquant (Machard ?), lui même sur une corde fixée à un arbre proche (costaud celui là). S’il dérape il ne risque pas de tomber, tout au plus aura-t’il quelques petites éraflures en frottant sur le grès. De plus il semble porter des lunettes ce qui lui évite la projection dans les yeux de matériaux aussi divers que des lichens, des particule de grès ou des poils de la brosse utilisée (et ça c’est pas rigolo, ophtalmo obligatoire !). La définition de la photo ne permet pas de confirmer qu’il porte un gant de protection à la main gauche mais cela semble probable.
    Aux écorchures dues au travail de brossage près il ne risque pour ainsi dire rien (sauf des tendinites, très courantes à la suite de ce type de travail).

    Le second oblige à quelques réflexions sécuritaires
    Des lunettes oui, mais pas de gants (petit risque d’écorchures aux mains pas bien dangereuses mais très désagréables).


    L’emploi de l’échelle entraîne une bonne série de remarques.

  • l’échelle n’est pas « assurée » comme l’est le brosseur précédent. Une position un peu instable des montants de l’échelle sur le bloc, un de ses pieds qui s’enfonce légèrement dans le sol meuble, un mouvement un peu brutal du brosseur, un déplacement de son centre de gravité pour de multiple causes (par exemple le dérapage de la semelle lisse d’un des chaussons de grimpe sur le barreau, lisse lui aussi, sur lequel repose l’intervenant), etc. et l’échelle peut basculer d’un coté ou de l’autre et le brosseur avec. Le réflexe dans ce cas là est de s’agripper au premier point préhensible venu, l’un des montants qui, dans ce cas, n’est pas fixe.
  • l’échelle repose sur le milieu de ses montants et le centre de gravité du brosseur se trouve à niveau, sinon plus haut, que ces points. C’est loin d’être la position la plus stable pour l’ensemble, le moment des forces dues au frottement sur le grès, qui dans ce cas est le seul à pouvoir stopper un mouvement de rotation de l’échelle par rapport à son pied est alors minimal.
  • une légère progression vers le haut du gratteur peut avoir tendance à faire chasser les pieds de l’échelle vers l’arrière (rotation autour des points de contact des montants) et ainsi de débuter un mouvement de déstabilisation de l’ensemble.

    Une dernière remarque : si le haut de l’échelle était immobilisé par une corde  (voire deux, encadrants le sommet du bloc, dans le cas de la photo), il faudrait aussi que le gratteur soit auto assuré, soit sur une troisième corde, soit par une courte longe sur l’un des barreaux de l’échelle. En cas de déséquilibre la chute humaine est immédiatement stoppée même en cas de mouvement latéral important. Les manœuvres « de survie » qui ensuivent en sont bien facilitées.


    Qu’en conclure pour tous : le travail sur échelle est dangereux (ce n’est pas pour rien qu’il est interdit sur une échelle de plus de 3 mètres), le nombre d’accident dus à l’utilisation d’une échelle ou même d’un escabeau (surtout replié et ainsi transformé en petite échelle) est considérable et les séquelles d’une chute due à ce type d’emploi sont souvent très invalidantes et à très long terme (ce sont souvent les articulations sensibles, poignet, coude, épaule, qui encaissent le choc) alors deux conseils de base :

  • assurez (sans trop de jeu) votre échelle à un point fixe de qualité ;
  • assurez vous sur l’un des barreaux, c’est un minimum.

On peut y ajouter :

  • utiliser une échelle à piètement très large (c’est le cas sur la photo -stabilité)
  • sur de la terre ou du sable, placer l’échelle en position, repérez la position des pieds et creusez très légèrement, quelques cm, le sol à ces endroits. La stabilité de l’ensemble sera considérablement améliorée.
  • évitez les vieilles échelles de bois dont les barreaux, rongé de l’intérieur par des vers ou insectes, peuvent casser inopinément
  • l’usage d’un escabeau, même avec un verrouillage d’écartement des montants mobiles (pièges à doigt très efficace), est à bannir, même avec assurage. Il est presque impossible que les 4 pieds reposent ensemble et de façon stable dans un milieu naturel.

    Pour finir, ne pas oublier aussi les EPI (équipement de protection individuel) : lunettes, gants, cuissard et longe, chaussures anti-dérapantes, (dans le cas de la photo, le casque ne serait pas inutile en cas de chute vers la droite). Et la consultation du Mémento CoSIRoc pour l’Entretien des Circuits d’Escalade (page 22) ne sera pas inutile

Oleg Sokolsky.

 

Le MÉMENTO DES RECOMMANDATIONS POUR L’ENTRETIEN DES CIRCUITS D’ESCALADE est un outil mis à la disposition de tous.

Ce document est un recueil de conseils pour des pratiquants motivés par « les circuits d’escalade ». Ils n’ont absolument rien d’obligatoire et aucun caractère de norme. Les exemples, schémas, formes, dimensions ne sont que des suggestions dont l’intérêt est d’avoir été « validées » par les organismes gestionnaires des terrains (ONF, CG,…), qui pourraient demander la suppression de symboles à la
« tonalité artistique trop marquée ».

Le DOCUMENT COMPLET est téléchargeable.

On peut également n'en charger que les parties décrites dans le sommaire ci-dessous.

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